Le Dr Kailesh Jagutpal exhorte les personnels de santé à s’engager dans le virage vers l’ère numérique

Le Dr Kailesh Jagutpal exhorte les personnels de santé à s’engager dans le virage vers l’ère numérique

Le ministère de la Santé et du Bien-être a organisé, hier, au Holiday Inn de Plaine Magnien, un programme de renforcement des capacités d’une demi-journée sur le District Hospital Information Software 2 (DHIS2) et les projets de l’Integrated Disease Surveillance Response (IDSR). Le DHIS2 est une plateforme Web ouverte, développée par l’Université d’Oslo, et est le plus couramment utilisé comme système d’information de gestion de la santé.

Les projets sont réalisés à Maurice avec le soutien de la Commission de l’océan Indien (COI), dans le cadre de l’initiative SEGA (Surveillance des épidémies et gestion des alertes) – One Health et avec l’aide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Alors que la COI a fourni quelque 80 tablettes numériques au personnel de santé dans le cadre des projets, l’OMS aidait le ministère de la Santé et du Bien-être en ce qui concerne le logiciel et la formation connexe.

Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le ministre de la Santé et du Bien-être, le Dr Kailesh Jagutpal, était accompagné par le Représentant de l’OMS à Maurice, le Dr Indrajit Hazarika, le Directeur du CIO, Dev Phokeer, et d’autres personnalités.

Dans son discours, le Dr Kailesh Jagutpal a réitéré l’impératif d’introduire l’utilisation de la technologie dans le système de gestion de la santé en vue d’améliorer l’efficacité et l’efficience de la santé. Il a déclaré que des progrès considérables avaient été réalisés dans la mise en œuvre du projet d’e-Health pour lequel la demande de propositions était en cours de préparation. « Entre-temps, mon ministère a déjà commencé à utiliser des solutions numériques dans la gestion de la santé », a-t-il affirmé.

Parlant du DHIS2, le ministre de la Santé a expliqué comment le logiciel permettrait de centraliser les informations sur la santé recueillies au niveau communautaire dans un centre de données principal. Il a indiqué que la base de données recueillie offrirait par conséquent un tableau complet de l’état de santé de la population et ouvrirait la voie à une surveillance et à une intervention intégrées efficaces et opportunes. Il a ajouté que ces données permettraient d’évaluer les tendances actuelles en matière de santé, d’élaborer d’autres stratégies appropriées et d’affecter un budget adéquat.

Selon lui, le DHIS2 était déjà utilisé dans certains domaines du système de santé, notamment pour cataloguer les cas d’effets indésirables à la suite de la vaccination dans le cadre de la campagne de vaccination contre la Covid-19, et de mettre à jour l’information sur le VIH/sida et l’hépatite C. Il a affirmé que le logiciel serait utilisé, à l’avenir, à l’unité de soins intensifs néonataux de l’hôpital Dr Bruno Cheong, pour les cas de fente palatine et dans les initiatives de réduction des risques.

En outre, le ministre a appelé à l’engagement personnel du personnel de santé dans les projets, les exhortant à s’engager dans le virage vers l’ère numérique afin d’améliorer les services de santé et de devenir plus efficace dans leurs mandats respectifs. Il a assuré la population que le ministère continuerait à former son personnel afin de leur permettre d’être pleinement au courant des transformations numériques à venir.

Pour sa part, le Représentant de l’OMS à Maurice a souligné que la plateforme Web open-source DHIS2 a été utilisée pour capturer et analyser des données sur la santé dans 73 pays à travers le monde. Il a parlé de la participation de l’OMS au développement d’applications de gestion de la qualité des données et de directives normatives pour aider les pays à mieux appliquer le DHIS2.

En outre, le Dr Indrajit Hazarika a insisté sur la nécessité d’intégrer la technologie des données qui aiderait à surveiller les performances du système de santé à Maurice. Il a cité des domaines dans lesquels la collecte, l’analyse et l’interprétation de données sur la santé pourraient faciliter la mise en œuvre de programmes fondés sur des données probantes, par exemple pour la population vieillissante et les maladies non transmissibles.

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