Alors que la Journée internationale des hommes (19 novembre) et le mouvement Movember remettent la santé mentale masculine au centre des discussions, la consultante clinique et chercheuse, Dr Zoe Wyatt-Potage, lance un appel à l’action pragmatique : « Ce sont les habitudes du quotidien, pas les grandes résolutions, qui protègent notre bien-être. »
Maurice figure toujours en tête du classement africain du World Happiness Report, mais les données les plus récentes indiquent un léger recul du score moyen de satisfaction de vie, passant de 6 à 5,8 sur 10. Un glissement discret, mais révélateur, selon le Dr Wyatt-Potage : « Ce n’est pas une crise, mais un signal. Les petits déséquilibres tels que lestress, manque de sommeil, surcharge d’écran, inquiétudes financières, finissent par peser sur notre humeur et notre vitalité. »
Les hommes au cœur du sujet
Partout dans le monde, les hommes sont plus susceptibles de mourir par suicide que les femmes, et Maurice ne fait pas exception. Pour la chercheuse, cette réalité souligne l’urgence d’aborder la santé mentale masculine de manière pratique, non stigmatisante et ancrée dans la vie quotidienne : « Les solutions existent, et elles sont simples : bouger dix minutes, prendre la lumière naturelle, avoir une vraie conversation chaque semaine. Ces gestes répétés font une différence mesurable sur le sommeil, le moral et la résilience. »
Sept habitudes à adopter
Dans son article A Small Slide, A Big Opportunity: Everyday Steps for Men’s Wellbeing, le Dr Wyatt-Potage propose sept gestes concrets accessibles à tous :
- Dix minutes de mouvement pour mieux dormir
- Deux moments d’exposition au soleil
- Une conversation sincère par semaine
- Un bloc de 90 minutes de concentration
- Deux minutes pour souffler avant de changer de tâche
- Une routine de coucher apaisante
- Identifier ses sources de stress et agir sur ce qu’on peut contrôler
Ces recommandations s’appuient sur des études scientifiques issues de la psychologie, des neurosciences et de la santé comportementale, mais leur mise en œuvre reste volontairement simple.
« La clé n’est pas la perfection, c’est la constance. Chaque petit changement compte », rappelle-t-elle.
Un message pour les entreprises et les familles
Le Dr Wyatt-Potage invite aussi les dirigeants et responsables d’équipe à jouer un rôle actif dans cette dynamique : « Un entretien hebdomadaire, des attentes claires et de la reconnaissance authentique suffisent à créer un environnement de travail plus sain, sans coûts supplémentaires. »
Elle insiste sur la nécessité de normaliser les conversations autour de la santé mentale, notamment dans les espaces professionnels, où les hommes peuvent encore hésiter à se confier.





