Paul Bérenger présente des propositions concernant le débat sur la réforme électorale

Paul Bérenger présente des propositions concernant le débat sur la réforme électorale

La réforme électorale a été le sujet central d’une conférence de presse tenue, ce jeudi 11 septembre 2025, par le Premier ministre par intérim, Paul Bérenger, au New Treasury Building à Port-Louis.

Paul Bérenger a souligné que le Programme gouvernemental 2025-2029 met fortement l’accent sur la réforme du système électoral du pays afin de mieux refléter la volonté du peuple en assurant une représentation parlementaire équitable, y compris « une dose de proportionnalité » et un plus grand nombre de femmes au Parlement. Il a souligné qu’aujourd’hui marque le lancement officiel du débat national sur la réforme électorale, avec des discussions à suivre au sein du Cabinet et par le biais de larges consultations.

Évoquant les efforts passés, le Premier ministre par intérim a souligné que des progrès significatifs avaient été réalisés en 2016 par le Mouvement militant mauricien (MMM) et le Parti travailliste, mais que les réformes étaient au point mort en raison du Best Loser System (BLS).

Paul Bérenger a fourni un contexte historique, rappelant que le BLS a été introduit lors des élections générales de 1948 comme mécanisme constitutionnel pour assurer la représentation des communautés sous-représentées à l’époque post-coloniale.« Le système a joué un rôle clé dans le maintien de la stabilité pendant les périodes d’agitation et de tensions ethniques des années 1960.», a-t-il dit.

Il a en outre noté que les candidats sont toujours tenus de déclarer leur appartenance ethnique ou leur religion lorsqu’ils se présentent aux élections, bien que le dernier recensement exigeant ces informations ait été effectué en 1972, le gouvernement n’ayant pas l’intention d’effectuer un autre exercice de ce type.

En ce qui concerne les modèles de réforme possibles, Paul Bérenger a présenté deux options à l’étude :

  • 60 membres élus dans 20 circonscriptions et 20 membres élus au scrutin proportionnel; ou
  • 60 membres élus, dont 20 au scrutin proportionnel, auxquels s’ajoutent huit Best Losers (quatre issus de communautés sous-représentées et quatre pour équilibrer les résultats électoraux).

Concernant Rodrigues, il a expliqué que le système actuel élit 12 membres dans six circonscriptions et cinq à partir d’une liste de parti, le parti gagnant obtenant une prime de trois sièges s’il obtient au moins sept sièges dans la circonscription. « La question est de savoir s’il faut maintenir cette condition ou accorder à la partie gagnante la prime de trois membres indépendamment du seuil de sept sièges, dans le but d’équilibrer démocratie et stabilité.», a dit le Premier ministre par intérim.

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