Le retour de l’Inde sur le marché du riz fait chuter les prix

Le retour de l’Inde sur le marché du riz fait chuter les prix

L’Inde n’avait plus vraiment le choix avec l’arrivée de la nouvelle récolte d’octobre qui s’annonce abondante et qui va s’ajouter à des stocks environ 40% plus élevés que ceux de l’année dernière à la même période, selon la Food Corporation of India. Un niveau qui pose des contraintes logistiques et qui ne justifie plus de continuer à restreindre les exportations, explique un négociant en riz.

Avec son annonce, l’Inde a redynamisé le marché : à quelques exceptions près, tous les prix ont baissé. Le riz thaïlandais plus beau que l’indien a perdu 50 dollars environ. Le vietnamien, qui peut se permettre aussi d’être plus cher vu sa qualité, a, lui aussi, commencé à baisser.

Du riz blanc non-basmati à 490 dollars la tonne

Le Pakistan s’est directement aligné sur les prix de l’offre indienne. Quant au riz de Birmanie, il est même descendu plus bas pour compenser un prix du fret plus élevé au départ du port de Rangoon.

La nouvelle référence, c’est 490 dollars la tonne, prix plancher instauré par l’Inde pour du riz blanc non basmati. Mais la volonté des exportateurs indiens de reprendre leur activité est si grande, après un an et demi de quasi-chômage technique, que certains tenteraient de contourner ce prix officiel pour être encore plus compétitif.

Pas de levée des restrictions sur les brisures de riz

Le continent africain, dépendant à 40% des importations pour son approvisionnement en riz, devrait tirer profit de la décision indienne, mais à des degrés différents selon les pays.

Au Cameroun où l’on consomme plutôt du riz blanc avec un faible pourcentage de brisures, on se réjouit de ce « renversement de situation qui change tout » pour reprendre les mots du ministre du Commerce qui a invité les sociétés d’importation à passer  « des commandes conséquentes pour garantir un approvisionnement à des prix normaux ».

Là où les brisures de riz sont les plus consommées, au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau ou encore au Mali, l’impact sera peut-être moins évident : l’Inde n’a pas levé ses restrictions sur les brisures, instaurées en septembre 2022. Les achats, qui ne s’étaient jamais totalement arrêtés, devront continuer via des accords de gouvernement à gouvernement et donc à un prix qui dépendra du talent de négociation des pays acheteurs. 

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