Une victoire renversante. Copieusement chahuté en première période par une équipe du Betis Séville entreprenante et bien dans sa finale, Chelsea a totalement inversé la tendance après la pause pour remporter la Ligue Europa Conférence (4-1), la première de son histoire. Cole Palmer, auteur de deux passes décisives, a été l’un des grands artisans de ce rendez-vous où les ressources physiques des Londoniens ont fini par faire la différence. Chelsea devient le premier club à gagner toutes les compétitions européennes (C1, C2, C3 et C4).
Et l’élève dépassa le maître. Enzo Maresca, naguère joueur et adjoint de Manuel Pellegrini, s’est longtemps gratté la tête en voyant la piètre prestation de ses hommes. Avant la pause, il n’y a pas eu photo : déjà qualifié pour la Ligue Europa, le Betis Séville a été dominateur pendant de longues minutes, sous l’impulsion d’un Isco en mode vieux briscard pour mener une troupe de joueurs libérés. On attendait les Blues à un tout autre niveau, en raison de l’expérience du club. Ils ont d’abord été impuissants et crispés. L’ouverture du score signée Abde Ez, qui a fait mal sur son côté gauche, était alors d’une logique implacable (1-0, 8e). Pire, sans une intervention de Filip Jorgensen sur une frappe en première intention de Marc Bartra, le Betis Séville aurait fait le break.
Malheureusement pour l’équipe de Pellegrini, il y avait un deuxième acte à jouer, moment choisi par Chelsea pour rentrer dans sa finale On a cru que les Espagnols allaient pouvoir faire le dos rond assez longtemps pour y croire définitivement et faire douter les Blues. Mais c’était sans compter le réveil de Cole Palmer. Jusqu’alors transparent, il est sorti de sa boîte pour assurer deux gestes décisifs. Un premier centre pour la tête d’Enzo Fernandez (1-1, 65e) puis un deuxième pour le but peu académique, car de la poitrine, de Nicolas Jackson (1-2, 70e). Il n’a fallu que cinq minutes aux Londoniens pour reprendre l’ascendant et enterrer les espoirs du Betis Séville, qui n’avait plus de jus pour riposter. À l’image d’Abde Ez, contraint de céder sa place.
Les derniers instants de la finale ont d’ailleurs viré au récital, aboutissant à un score assez injuste pour le club espagnol. Après une récupération haute, Kiernan Dewsbury-Hall a parfaitement décalé Jadon Sancho (1-3, 83e). Enfin, dans le temps additionnel, Moisés Caicedo a ajouté son nom à la feuille des scores avec une frappe à l’entrée de la surface (1-4, 90e+1). Le Betis Séville méritait tout sauf une telle sanction et loupe l’occasion rêvée de remporter une première finale européenne. Tout le contraire de Chelsea, habitué à ne pas trembler dans ces grandes soirées et qui fera son retour en Ligue des champions la saison prochaine.





