Le gouvernement reste déterminé à trouver des solutions pratiques et durables à la crise de la pollution plastique, tout en veillant à ne pas compromettre la viabilité de l’économie et le bien-être des citoyens.
Cette déclaration a été faite par le ministre de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, Rajesh Bhagwan, le jeudi 04 décembre 2025, lors d’une conférence de presse à Port-Louis. La ministre déléguée à l’Environnement, à la Gestion des déchets solides et au Changement climatique, Mme Joanna Bérenger, ainsi que des représentants du ministère étaient également présents à l’événement.
Au cours de la conférence de presse, le ministre de l’Environnement a réaffirmé les efforts du gouvernement pour trouver des alternatives écologiques au plastique, tout en tenant compte de l’impact économique d’une interdiction du plastique. Il a ajouté que la lutte actuelle contre la pollution plastique nécessite une approche équilibrée, afin de garantir que les solutions ne nuisent pas indûment aux entreprises locales ou aux consommateurs.
À cet égard, Rajesh Bhagwan a rappelé qu’une feuille de route pour une île Maurice sans pollution plastique est actuellement en cours d’élaboration, et a souligné que la voie à suivre s’appuiera sur des preuves et des solutions scientifiques. La feuille de route vise à établir un cadre national complet pour lutter contre la pollution plastique, notamment la création d’un inventaire national des sources afin de surveiller la production et l’utilisation des plastiques dans le pays.
Selon le ministre, la lutte contre la pollution plastique est une responsabilité partagée, chaque individu et chaque organisation ayant un rôle essentiel à jouer. Il a donc appelé chacun, des consommateurs aux producteurs et fabricants, à jouer son rôle dans la réduction de l’utilisation du plastique.
Faisant référence à la récente décision du Cabinet d’étendre l’utilisation de gobelets, bols et barquettes à usage unique non biodégradables pour l’emballage local de produits alimentaires, Rajesh Bhagwan a expliqué que cette décision, qui prendra effet le 15 janvier pour une période d’un an, ne s’applique qu’à certains produits alimentaires de grande consommation. Il s’agit notamment des yaourts, des glaces, du beurre, des desserts, de la margarine et des produits cuits ou précuits tels que la viande, les hamburgers, les fruits de mer et le fromage, pour lesquels il n’existe actuellement aucune alternative viable.
Le ministre a également souligné que des modifications seront apportées au règlement de 2020 sur l’environnement (contrôle des produits plastiques à usage unique) afin d’introduire un système d’autorisation pour l’emballage des produits alimentaires locaux et importés dans des gobelets, bols et barquettes à usage unique non biodégradables. Un comité technique composé des parties prenantes concernées sera mis en place afin de définir les détails de ce nouveau système.
Rajesh Bhagwan a appelé les journalistes à rendre compte de manière responsable de la prolongation du moratoire, les exhortant à utiliser des visuels clairs et précis afin d’éviter d’induire le public en erreur en lui faisant croire que le gouvernement revient sur ses engagements environnementaux. Il les a exhortés à ne pas utiliser d’illustrations susceptibles de semer la confusion quant aux produits visés par le règlement.
Le ministre de l’Environnement a énuméré les initiatives mises en œuvre pour soutenir davantage la lutte de Maurice contre la pollution plastique. Trois comités techniques ont été créés afin d’élaborer une stratégie solide qui tienne compte à la fois du contexte économique du pays et de ses obligations environnementales, tout en œuvrant à la protection des petites et moyennes entreprises (PME) et en garantissant le respect des normes environnementales internationales.
Les nouvelles autorisations d’emballage sont soumises à plusieurs conditions, à savoir la déclaration obligatoire du volume d’emballages mis sur le marché, des campagnes conjointes avec les parties prenantes pour sensibiliser à la pollution plastique et l’engagement des producteurs à soutenir la recherche sur les alternatives aux emballages plastiques.





