Dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre (VBG), une journée spéciale à Rodrigues a été organisée le lundi 8 décembre 2025, au Sir Harilal Vaghjee Memorial Hall, suivie d’une table ronde consacrée à l’examen de l’état de la VBG à Rodrigues.
L’événement a réuni la Speaker de l’Assemblée nationale, Mme Shirin Aumeeruddy-Cziffra; le ministre des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Innovation, le Dr Avinash Ramtohul; les membres du Parlement et le Caucus parlementaire sur le genre; ainsi que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la représentante résidente pour l’île Maurice et les Seychelles, Mme Alka Bhatia. De jeunes recrues de la police de Rodrigues étaient également présentes.
Une initiative du Speaker et du Caucus parlementaire sur le genre, avec l’appui du PNUD, la campagne vise à sensibiliser le public à la prévention de toutes les formes de violence à Maurice, en mettant particulièrement l’accent sur la VBG.
Dans son discours, la Speaker a souligné que la violence sexiste touche des personnes de toutes les communautés et de tous les groupes sociaux, indépendamment de leur origine socioéconomique, de leur appartenance ethnique, de leur religion ou de leur situation géographique. Elle a appelé à une action collective pour éliminer toutes les formes de violence.
En ce qui concerne la montée de la cyberviolence, Mme Shirin Aumeeruddy-Cziffra a noté que la portée croissante d’Internet, des technologies mobiles et des médias sociaux a alimenté une augmentation des abus en ligne ciblant les femmes et les filles. Cette menace mondiale émergente, a-t-elle averti, entraîne de graves répercussions économiques et sociétales.
La Speaker a également souligné que les œuvres d’art sur la VBG exposées au lieu, notant que les pièces non seulement exposent la violence, remettent en question le blâme des victimes, mais encouragent également la résilience et la transformation sociale. Elle a félicité les artistes pour leur contribution significative à la lutte contre la VBG par l’expression créative.
Dans ses remarques, Mme Alka Bhatia a salué l’initiative, décrivant la VBG comme une « violation généralisée des droits de l’homme ». Elle a décrit les efforts mondiaux du PNUD pour lutter contre la VBG en soutenant des réformes juridiques, en renforçant les capacités policières et institutionnelles, en autonomisant les survivants, en intégrant la prévention de la VBG dans les programmes de développement et en s’attaquant à de nouveaux défis tels que la violence numérique. Elle a également souligné les principaux obstacles à Rodrigues, à savoir des normes sociétales bien ancrées, des croyances patriarcales, la dépendance financière de nombreuses victimes envers leurs agresseurs et des lacunes dans la coordination des services.





