La pénurie de ressources humaines qualifiées reste un obstacle majeur à la mise en œuvre de projets dans le secteur de l’énergie, en particulier dans le domaine de l’efficacité énergétique, selon des études d’experts et des travaux récents menés par des consultants du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Cette question a été soulignée par le ministre de l’Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, lors de l’ouverture d’un salon de l’éducation et de l’emploi consacré à l’énergie, intitulé « Conférence et exposition sur les services énergétiques et l’efficacité énergétique ». Cet événement était organisé par le ministère de l’Énergie et des Services publics et le Bureau de gestion de l’efficacité énergétique, en collaboration avec le Centre climatique de Copenhague du PNUE et l’Université de Maurice, à l’auditorium Paul Octave Wiéhé à Réduit.
Parmi les personnes présentes figuraient la coordinatrice résidente des Nations unies pour Maurice et les Seychelles, Mme Lisa Simrique Singh, et le président du Comité pour l’efficacité énergétique, le professeur Khalil Elahee. L’objectif est d’informer les étudiants sur les possibilités d’éducation et d’emploi dans les secteurs de l’énergie et de l’efficacité énergétique, tout en offrant une plateforme pour échanger avec des professionnels sur les carrières, la collaboration et les opportunités d’investissement potentielles.
Dans son allocution, Patrick Assirvaden a souligné que l’efficacité énergétique jouera un rôle déterminant dans la réalisation des objectifs de développement, de durabilité et de sécurité énergétique. Il a exhorté les jeunes à considérer l’efficacité énergétique comme un secteur de niche capable de soutenir les principaux piliers de l’économie et susceptible de devenir un secteur stratégique à part entière.
Le ministre a également présenté la vision du gouvernement pour le secteur de l’énergie, soulignant la nécessité non seulement d’augmenter la part des énergies renouvelables, mais aussi de s’orienter vers une saturation contrôlée du réseau, soutenue par des solutions de stockage, la flexibilité et l’efficacité énergétique. Faisant référence au concept de « négawatts », ou énergie inutilisée, il a souligné que l’objectif ne devait plus être uniquement la production, mais aussi la gestion de l’abondance.
Patrick Assirvaden a cité l’exemple de l’approche politique publique de l’Australie, soulignant le déploiement à grande échelle de l’énergie solaire et éolienne, qui fournit parfois plus de 70 % de la demande nationale. Selon lui, des mesures telles que la gratuité de l’électricité pendant certaines heures, des incitations financières ciblées et des mécanismes innovants de gestion des injections solaires des ménages ont été mises en place pour remédier à la surproduction d’électricité.
Appelant les institutions publiques à intensifier leurs efforts, le ministre de l’Énergie a exprimé sa préoccupation quant aux performances du Central Electricity Board dans le développement des énergies renouvelables, en particulier en ce qui concerne les retards dans la mise en œuvre des projets. Il a exhorté le Conseil à accélérer les projets en cours dans le domaine des énergies renouvelables, mentionnant spécifiquement le projet de panneaux solaires flottants à Tamarind Falls, d’une capacité prévue comprise entre 17,5 et 20 mégawatts.




