Vision 2050 – Jyoti Jeetun : « L’île Maurice ne peut plus se permettre d’attendre les crises »

Vision 2050 – Jyoti Jeetun : « L’île Maurice ne peut plus se permettre d’attendre les crises »

Les consultations régionales Vision 2050 poursuivent leur cadence. Après les premières étapes du processus participatif engagé par le ministère des Services Financiers et de la Planification Économique dans différentes régions de l’île, c’est désormais au coeur de la capitale, au Sir Harilal Vaghjee Hall, que la réflexion collective a continué, rassemblant plus d’une centaine de participants. Pendant trois heures, des représentants de l’ensemble du tissu socioéconomique de la capitale ont échangé et partagé leurs idées, à savoir chefs d’entreprise, PME, responsables de publications et membre de la presse, étudiants, jeunes actifs, ONG, associations sportives et religieuses et seniors des quartiers environnants (Cité Vallijee, Roche-Bois et leurs abords) Ensemble, ils ont pensé l’avenir du pays pour les 25 prochaines années.

Le rythme est voulu : aller vite, mais aller en profondeur. Dans ces sessions de consultation régionale, les citoyens prennent véritablement part à la réflexion de Vision 2050, le plan de développement national à l’horizon 2050. Débats nourris, idées innovantes et échanges passionnés ont marqué ces rencontres, avec la conviction partagée que Vision 2050 n’est pas un simple exercice technocratique. « C’est l’avenir des jeunes Mauriciens qui se joue », a rappelé Jyoti Jeetun, ministre des Services financiers et de la Planification économique.

La qualité des échanges a été à la hauteur de l’enjeu : des débats nourris, des idées innovantes, et une conviction partagée que Vision 2050 n’est pas un exercice technocratique de plus – c’est l’avenir des jeunes Mauriciens qui se joue, a dit Jyoti Jeetun, ministre des Services financiers et de la Planification économique. « Ce qui se passe dans le monde aujourd’hui nous le rappelle en toute franchise que Maurice reste un petit pays, exposé. Nous n’avons pas le luxe d’attendre qu’une crise nous rattrape pour agir. Notre démographie décline. Nous perdons des talents. Notre dépendance énergétique n’est toujours pas résolue. Ce sont des réalités qui pèsent déjà — sur nos entreprises, sur nos familles. Vision 2050, c’est le choix de regarder ces défis en face et de s’y préparer. Mon ambition est simple : construire avec les Mauriciens une économie plus solide, plus juste, où chacun a sa place et son rôle à jouer. »

Les participants ont salué le format ouvert des consultations, qui permet aux citoyens de contribuer directement à la réflexion stratégique nationale sans passer par les filtres habituels. « Cela me rend heureux de voir que notre voix, ainsi que celle des jeunes, soit prise en considération pour l’avenir de l’île Maurice », a noté Noremubeen Oozeerally, élève de grade 12 du collège Royal de Port-Louis et habitant de Terre Rouge. Pour Matthew Lauricourt, en Grade 13 au London College, « c’est la première fois que j’ai pu donner mon avis sur une décision qui concerne mon avenir et l’avenir de Maurice. L’exercice a été très inclusif et instructif — et il m’a permis d’avoir un aperçu plus clair de la situation à Maurice.»

Parmi les participants, on notait aussi la présence d’Aslam Hossenally, Lord-maire de Port-Louis, Ariane Navarre Marie, ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être familial, et Osman Mahomed, ministre du Transport.

Une jeunesse pleinement mobilisée

Les officiers du ministère de la Planification économique guidé les délibérations autour des trois piliers de Vision 2050 : prospérité, inclusion et durabilité. Les discussions ont ainsi porté sur plusieurs axes stratégiques au coeur du plan de développement national. Fait marquant de cette huitième étape des consultations régionales : ce sont les jeunes qui ont pris les devants sur chaque table, menant les délibérations avec une énergie et une conviction qui ont agréablement surpris les organisateurs. Un signal fort : Vision 2050 les concerne, et ils en ont pleinement conscience.

Les thèmes abordés reflétaient une diversité remarquable : penser grand pour Maurice, renforcer l’État de droit, répondre au problème de la drogue à travers la réhabilitation, améliorer l’infrastructure éducative, renforcer la résilience face aux changements climatiques grâce à des infrastructures adaptées (gestion des eaux pluviales, bâtiments verts, aménagement urbain durable…), créer plus d’espaces de débat et de participation citoyenne, promouvoir la discipline comme valeur collective, et repenser la planification urbaine de Port-Louis pour redonner à la ville sa cohérence, son identité, sa vitalité.

Les jeunes ont également abordé avec franchise deux enjeux majeurs : la question de l’immigration et du logement, ainsi que le vieillissement de la population mauricienne. Sur ce dernier point, ils n’ont pas seulement posé le problème — ils ont proposé des solutions. Des idées nouvelles, parfois inattendues, qui ont nourri les échanges et rappelé que l’innovation dans la réflexion collective peut venir de ceux qu’on n’a pas encore pensé à consulter.

Les consultations régionales se poursuivront à travers le pays. Les habitants et autres acteurs de chaque district aura l’opportunité de prendre part à cet exercice de planification collective. La prochaine séance se tiendra ce vendredi 27 mars dans le district de Grand Port.

Les contributions peuvent également être soumises en ligne via la plateforme dédiée Vision 2050- sur le lien vision2050.govmu.org

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