La conférence de la Sustainable Tuna Association (STA) sur le changement climatique et les impacts socio-économiques sur l’industrie du thon dans l’océan Indien s’est ouverte le jeudi 13 février, à l’hôtel Ravenala Attitude de Balaclava. L’objectif est de sensibiliser les parties prenantes aux impacts du changement climatique sur la pêche dans la région et de renforcer la collaboration pour des stratégies environnementales plus fortes.
Fabrice David, ministre adjoint au ministère de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche, Mme Joanna Bérenger, ministre adjointe au ministère de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, et la Haute-commissaire australienne à Maurice, Mme Kate Chamley, étaient présents à l’événement. Cette conférence de deux jours est une initiative du STA en collaboration avec la Commission de l’Océan Indien, l’Union Européenne et le Haut Commissariat Australien.
Dans son allocution, Fabrice David a appelé les parties prenantes à proposer des actions concrètes et à renforcer la collaboration régionale pour atténuer le changement climatique et ses impacts sociaux, économiques et environnementaux. Il est convaincu que la conférence se penchera
sur les principaux défis affectant l’industrie du thon et élaborera une politique scientifique en ce qui concerne l’économie bleue.
« Le thon est une espèce migratrice et est menacé par les effets du changement climatique tels que le réchauffement des océans et la modification de la chimie de l’eau, entraînant son déclin potentiel dans certaines zones. Le moment est venu de s’attaquer à l’impact du changement climatique sur nos chaînes de valeur du thon », a déclaré Fabrice David.
En tant qu’État membre de la Commission des thons de l’océan Indien, Maurice a pleinement soutenu la résolution qui prévoit la disponibilité d’informations scientifiques sur les effets potentiels du changement climatique sur les stocks de thon, a-t-il souligné. Il a également fait référence à plusieurs projets que le pays a entrepris avec des partenaires internationaux pour s’attaquer aux problèmes environnementaux causés par le changement climatique.
Le ministre adoint a également indiqué qu’une délégation de l’île Maurice se rendra aux Seychelles ce mois-ci pour assister à des réunions de travail sur la surveillance régionale de la pêche. De même, une délégation participera à la réunion de la CTOI qui se tiendra en avril à l’île de la Réunion. Il se réjouit à l’idée de discussions fructueuses et d’idées transformatrices fondées sur l’innovation et la durabilité.
Pour sa part, Mme Joanna Bérenger a rappelé que l’économie bleue est un pilier important de l’économie pour soutenir la diversification et la croissance économique, tout en tenant compte de la conservation des écosystèmes marins. Maurice, a-t-elle dit, bénéficie d’une zone économique exclusive riche et vaste qui s’étend sur plus de 2,3 millions de kilomètres carrés et fait vivre de nombreuses communautés côtières.
Elle a énuméré les principaux défis auxquels le secteur est confronté, à savoir la surpêche et la pêche illégale, tout en soulignant les effets néfastes du changement climatique sur la biodiversité marine. Elle a insisté sur la nécessité de promouvoir la durabilité et la résilience en tant que principes clés pour atténuer l’impact des activités économiques sur notre écosystème marin.




