La journée des droits de l’homme 2025 a été officiellement commémorée lors d’une cérémonie organisée par la National Human Rights Commission (NHRC) ce mercredi 10 décembre 2025, à l’hôtel Hennessy Park à Ebène. La cérémonie a été honorée par le Président de la République de Maurice, Dharam Gokhool.
D’autres dignitaires, dont l’Attorney general, Gavin Glover ; la Coordonnatrice résidente des Nations Unies pour Maurice et les Seychelles, Mme Lisa Simrique Singh ; et le Président de la NHRC, Satyajit Boolell, étaient également présents à cette occasion.
Les principaux intervenants, à savoir le Dr Mellissa Ifill, vice-chancelier de l’Université du Guyana; et le professeur Clare Anderson, directeur de l’Institut d’études avancées de l’Université de Leicester, ont participé à l’événement.
Dans son discours, le Président de la République a déclaré que la reconnaissance de notre communauté commune et du fait que nous sommes tous des êtres humains sont des conditions préalables au respect des droits de l’homme, ce qui entraîne les responsabilités qui donnent à ces droits leur sens et leurs forces morales. Il a souligné que les droits de l’homme ne sont pas défendus uniquement par des institutions et des cadres législatifs, mais aussi par nos actions et interactions quotidiennes en tant qu’êtres humains.
En se référant au thème de cette année, « Nos essentiels quotidiens », il a souligné qu’il nous rappelle que les droits humains ne sont pas des idéaux abstraits mais des principes reflétés dans la façon dont nous traitons les autres. Il reste confiant que cette journée symbolique inspirera la réflexion, stimulera l’action et renforcera notre engagement commun pour une société plus juste, inclusive et humaine.
Quant à l’Attorney general, il a réaffirmé l’engagement du gouvernement tel que défini dans le Programme gouvernemental 2025-2029, à restaurer l’état de droit, renouveler la démocratie et moderniser la protection des droits.
Il a souligné que la réforme actuelle, visant à aborder les réalités et les changements du pays en termes de nouvelle démographie, de voies économiques, de technologies modernes, de pressions environnementales et d’attentes accrues en matière de transparence et de justice, vise à garantir que les institutions doivent essentiellement servir les gens et non l’inverse. « À cet égard, l’une des étapes les plus importantes est la création de la Commission de révision constitutionnelle », a ajouté Gavin Glover.
De son côté, la coordonnatrice résidente des Nations Unies pour l’île Maurice et les Seychelles a rappelé que défendre les droits de l’homme est une responsabilité qui incombe à tous. Elle a réitéré la détermination de l’ONU à continuer d’œuvrer au renforcement des capacités des institutions clés pour assurer la protection des droits humains et promouvoir la dignité pour tous. Mme Lisa Simrique Singh a en outre souligné la contribution significative de l’ONU dans le respect des droits de l’homme en apportant un soutien à des processus nationaux clés tels que la mise en place du mécanisme national de rapport et de suivi.
Le président de la NHRC a fait observer que le thème de cette année résume le message profond selon lequel les droits humains sont fondamentaux pour notre dignité, vitaux dans notre vie quotidienne, qui se trouve dans nos maisons, lieux de travail, écoles et rues, ainsi que dans la façon dont nous nous traitons les uns les autres. Satyajit Boolell a souligné que les droits de l’homme appartiennent aux éléments essentiels de la vie et sont protégés non seulement par les lois, mais aussi par nos attitudes respectives dans nos interactions quotidiennes.
Parlant de la mission de la NHRC, il a déclaré qu’elle existe pour protéger les droits de l’homme et soutenir ceux qui souffrent de violations des droits de l’homme et font face à des obstacles pour avoir accès à la justice.





