Les Mauriciens ne se privent pas de partager leurs attentes pour l’avenir du pays. Depuis le début des consultations nationales lancées par le gouvernement dans le cadre de l’élaboration de la feuille de route Vision 2050, la mobilisation est forte. Si le mardi 24 février 2026, c’était à la municipalité de Quatre-Bornes qu’une délégation du ministère de la Planification économique avait donné rendez-vous aux conseillers municipaux, étudiants, recteurs des collèges, petits, moyens et grands opérateurs économiques, ONG, académiciens, femmes et chauffeurs de taxi, le jeudi 26 février 2026, la consultation a réuni les habitants et autres acteurs économiques de la région de Souillac.
D’emblée, la ministre des Services financiers et de la Planification économique, Dr Jyoti Jeetun, a tenu à expliquer les objectifs de Vision 2050.
« Pour imaginer une île Maurice meilleure à l’horizon 2050, il est essentiel de déterminer dès maintenant la direction à suivre et les actions à entreprendre. Cela nécessite une planification rigoureuse. Il nous faut aussi définir les modalités d’exécution de cette stratégie. À travers son programme d’action, le gouvernement agit sur les défis présents, tout en poursuivant une vision à long terme afin d’orienter durablement le développement du pays », fait ressortir la ministre.
Par ailleurs, la ministre a également souligné l’importance d’un engagement direct et de vive voix avec les citoyens à travers les consultations régionales. Contrairement à ce qui se dit sur les réseaux, les préoccupations exprimées lors de ces échanges et les discussions en face-à-face amènent une richesse et une vérité concernant les attentes réelles de la population.
Après les districts de Rivière du Rempart, Moka, Rivière Noire et la municipalité de Curepipe, le long pèlerinage de Vision 2050 se poursuit ainsi dans une ambiance cordiale, propice à la discussion et aux échanges constructifs. Parmi les enjeux majeurs abordés lors des sessions à Quatre-Bornes et Souillac figuraient notamment la lutte contre la drogue, l’autosuffisance alimentaire, la méritocratie, la santé, les préoccupations économiques, le changement climatique et la digitalisation du pays.
Outre ces thématiques, également abordées lors des discussions précédentes, les Quatre-Bornais présents ont fait part de leurs préoccupations au niveau de la congestion routière dans la région. Présents à Souillac, les représentants des écoles Special Educational Needs (SEN) ont souligné la nécessité de créer un environnement inclusif afin que les enfants en situation de handicap ainsi que les personnes âgées puissent se sentir valorisés. La promotion d’une éducation axée sur l’importance de l’agriculture, dans l’objectif de faire de Maurice une île autonome, est un autre sujet qui a été évoqué à Savanne. À titre d’exemple, Jacques d’Unienville, CEO d’Omnicane, a suggéré d’encourager davantage la production et la consommation locales. La ministre Jyoti Jeetun a tenu à saluer la richesse exceptionnelle des échanges, qui témoigne d’un engagement collectif fort autour des divers enjeux abordés.
Comme lors de chacune des sessions de ces consultations nationales, les discussions se sont achevées par un exercice de restitution des thèmes évoqués. Chaque idée proposée provient directement des personnes présentes, qu’il s’agisse de jeunes, de collégiens, de personnes âgées ou d’opérateurs économiques de toutes tailles. « Chacun a sa voix au chapitre. Nous étudierons chaque proposition avec la même rigueur. Procéder ainsi est essentiel, car il s’agit de notre avenir à tous », a souligné la ministre.
Les consultations nationales se poursuivront le jeudi 5 mars au sein du district de Flacq.
À noter que le public est également invité à partager ses observations, ses attentes et ses idées pour l’île Maurice de demain sur le lien vision2050.govmu.org.





