Kalpana Devi Koonjoo-Shah : « La violence sexiste est un problème de société qui exige une attention urgente »

Kalpana Devi Koonjoo-Shah : « La violence sexiste est un problème de société qui exige une attention urgente »

L’exercice d’audit et d’examen sur la violence fondée sur le sexe (VFS) a fait l’objet d’un atelier de validation d’une journée qui s’est tenu, le lundi 18 mars, à l’hôtel Palms à Quatre Bornes. Le ministre de la Fonction publique, des Réformes administratives et institutionnelles, le Dr Anjiv Ramdhany, et la ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être familial, Mme Kalpana Devi Koonjoo-Shah, étaient présents.

Organisé conjointement par le ministère du Service Public, des Réformes Administratives et Institutionnelles et le ministère de l’Égalité des Genres et du Bien-être Familial, l’atelier visait à prendre connaissance et à engager des discussions constructives sur les conclusions d’un exercice d’audit et d’examen qui a été mené dans les institutions en relation avec l’approche actuelle adoptée dans la lutte contre la VFS.

Les participants comprenaient des chefs de ministères et de départements ainsi que des membres de l’équipe multidisciplinaire.

Dans son discours, Mme Kalpana Devi Koonjoo-Shah a rappelé que dans le monde, au moins une femme sur trois a subi une forme de violence au cours de sa vie, souvent aux mains de ceux qu’elle connaît et en qui elle a confiance. Elle a souligné que la violence sexiste est un problème de société qui exige une attention urgente et une action concertée de toutes les parties prenantes.

Elle a rappelé que le gouvernement a pris des mesures proactives pour lutter contre la violence sexiste en créant diverses institutions, services et programmes. « Ces initiatives visent à fournir un soutien aux survivantes, à sensibiliser et à promouvoir l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes », a-t-elle ajouté.

Reconnaissant que la violence sexiste exige une approche à multiples facettes qui va au-delà de la simple fourniture de services, Mme Kalpana Devi Koonjoo-Shah a réitéré qu’elle exige de s’attaquer aux causes profondes de la violence, de remettre en question les normes et les stéréotypes sexuels préjudiciables, et promouvoir l’égalité et le respect dans toutes les sphères de la vie. « Cela exige également une réponse coordonnée impliquant tous les secteurs de la société, y compris le gouvernement, la société civile, le secteur privé et les communautés elles-mêmes », a-t-elle déclaré.

Parlant de l’exercice de vérification et d’examen des institutions clés, elle a souligné qu’il découle d’une recommandation au sein du National Strategy and Action Plan (NSAP), soulignant l’importance du suivi et de l’évaluation. Cet exercice, a-t-elle dit, offre l’occasion d’évaluer l’impact des programmes existants, d’identifier les domaines à améliorer et de renforcer les mécanismes institutionnels pour lutter contre la violence sexiste. « Il s’agit d’une étape essentielle pour renforcer la responsabilisation, la transparence et la bonne gouvernance dans ce domaine », a-t-elle ajouté.

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