Liverpool a peut-être tout perdu. Alors qu’Arsenal a remporté son derby de Londres, en étrillant Chelsea, les Reds n’ont pas gagné le leur, face à Everton, à Goodison Park. Surpris par l’engagement et l’envie des Toffees, les hommes de Jurgen Klopp, qui a passé son temps à discuter avec le quatrième arbitre, n’ont jamais su réagir. À l’arrivée, c’est une défaite historique qui fait tache (2-0), et enterre certainement leur espoir de remporter un nouveau titre de champion d’Angleterre.
Everton, de son côté, pouvait difficilement rêver mieux à l’issue de ce derby de la Mersey. Car ce succès lui assure quasiment le maintien en Premier League.
Dès l’entame, Everton a montré un état d’esprit bien plus conquérant, en s’arrachant sur chaque ballon et en se montrant supérieur physiquement. On n’a pas du tout reconnu Liverpool, placé dans une situation inconfortable pendant une bonne partie de la rencontre. L’addition a fini par se payer cher pour les hommes de Jürgen Klopp, qui a préféré sourire en voyant son équipe perdre pied.
L’ouverture du score des Toffees est née d’un cafouillage dans la surface des Reds, quand Ibrahima Konaté n’a pas su dégager un ballon. Il est arrivé dans les pieds de Jarrad Branthwaite, qui a marqué avec un peu de réussite (1-0, 27e). Auparavant, Liverpool avait déjà eu une alerte quand Alisson a percuté Dominic Calvert-Lewin, un geste synonyme de penalty. Le VAR a finalement déjugé l’action en repérant une position de hors-jeu pour l’attaquant (8e).
Calvert-Lewin aura finalement gain de cause en deuxième période, quand, complétement seul à la réception d’un corner envoyé au second poteau, il a inscrit le but du break (2-0, 58e). Everton en voulait bien plus dans ce match et a su punir une défense bien passive.
On a quand même observé quelques sursauts du côté de Liverpool. Mais l’efficacité a fui les rangs de Klopp. Jordan Pickford s’est chargé d’écœurer un-à-un les attaquants adverses (35e, 44e, 90e). Le gardien, héroïque à l’image de son équipe, a également été suppléé par son poteau sur une tentative de Luis Diaz, qui s’était payé Ben Godfrey juste avant (69e). Face à ces événements contraires, on a vite senti des Reds abattus, et il fallait voir les mines déconfites sur le banc de touche.
C’est un tournant tout à la fois pour Liverpool, qui compte désormais trois points de retard sur Arsenal et n’a qu’une longueur d’avance sur Manchester City avec deux matches d’avance, que pour Everton, qui possède à présent un joli matelas sur la zone rouge (8 points). La fête promet d’être belle aux abords de Goodison Park, en imaginant les Toffees heureux de se maintenir en éloignant leur rival historique d’un nouveau titre. Sacré coup double.





