Le gouvernement, en collaboration avec le secteur privé, dépense environ Rs 6 milliards par an pour la prise en charge et le traitement du diabète, et le taux de prédiabète chez les Mauriciens âgés de 12 à 19 ans s’élève à environ 44 %. Il est donc impératif que les citoyens, en particulier les jeunes, adoptent des habitudes alimentaires saines, pratiquent une activité physique régulière et accordent la priorité aux pratiques de santé préventives.
Le ministre de la Santé et du Bien-être, Anil Bachoo, a lancé cet appel dans une déclaration à la presse en marge de la conférence internationale sur « La lutte contre la crise des troubles cardiaques, rénaux et métaboliques », qui s’est tenue à l’hôtel Ravenala Attitude, à Balaclava.
Cet événement était organisé conjointement par le ministère de la Santé et du Bien-être et l’Institut cardiovasculaire Hatter de l’University College London (Royaume-Uni). Cette conférence de deux jours a réuni des experts médicaux de renom venus du Royaume-Uni, de France, d’Australie, d’Afrique du Sud et de Maurice afin de débattre du fardeau croissant des maladies non transmissibles (MNT), en particulier le diabète, les troubles cardiovasculaires et rénaux, qui restent les principales causes de décès et d’invalidité à Maurice.
La cérémonie d’ouverture, qui s’est tenue le samedi 25 octobre, a également été honorée de la présence du Dr Farhad Aumeer, membre de l’Assemblée nationale, et d’autres personnalités. Parmi les principaux intervenants figuraient le Dr Christopher Walton, le professeur Fabrice Bonnet et le Dr Faraz Pathan, qui ont partagé leur expertise en matière de prévention, de détection précoce et de prise en charge des MNT.
À cette occasion, des certificats ont été remis aux membres du Comité consultatif international nouvellement créé, composé de professionnels chevronnés dans les domaines du diabète et des maladies cardiovasculaires. Ce comité a été mis en place afin d’apporter un soutien technique au ministère de la Santé et du Bien-être dans la mise en œuvre de stratégies de traitement fondées sur des données probantes et adaptées aux besoins du système de santé mauricien.
Soulignant le taux de prédiabète chez les jeunes Mauriciens, qu’il a qualifié de très préoccupant, le ministre de la Santé a averti que sans une intervention rapide, bon nombre de ces jeunes pourraient développer un diabète dans les années à venir.
Anil Bachoo a également évoqué l’importance de cette conférence internationale, initiée par le Premier ministre, le Dr Navinchandra Ramgoolam, en réponse à l’augmentation alarmante du nombre de cas de diabète à Maurice. « La collaboration entre les principaux experts internationaux vise à sensibiliser le grand public et la communauté médicale, tout en renforçant les efforts nationaux de lutte contre le diabète et d’autres MNT grâce à une campagne coordonnée », a-t-il déclaré.
Grâce à de telles initiatives, a ajouté le ministres, Maurice continue de renforcer son système de santé avec le soutien d’experts internationaux, favorisant une approche plus proactive de la prévention et de la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du diabète et des troubles métaboliques associés.





