Un atelier de deux jours sur le thème « Renforcer le cadre juridique pour le Laboratoire Biomoléculaire » (LBM), visant à renforcer les législations existantes et le cadre juridique pour les tests d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) à Maurice, s’est ouvert, hier, au Hennessy Park Hotel à Ébène.
Cet atelier sert de plateforme pour présenter les résultats de l’analyse des lacunes de la législation nationale existante sur les OGM ; discuter et aborder les défis et les opportunités liés à la LBM ; et développer un instrument juridique pour la LBM afin d’atteindre ses objectifs à travers un processus de consensus efficace.
Le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Mahen Seeruttun, ainsi que d’autres personnalités étaient présents lors de la cérémonie d’ouverture.
Dans son allocution, Mahen Seeruttun a souligné que les plantes génétiquement modifiées ou transgéniques constituent un élément important de la production végétale et de l’amélioration du matériel génétique. Il a insisté sur la nécessité de développer de nouvelles technologies pour faire face à la complexité croissante des OGM, tout en fournissant des résultats d’analyse précis à un coût abordable et dans des délais raisonnables.
Il a souligné que le LBM servira de laboratoire national de référence pour les essais d’OGM et permettra la réalisation de tests moléculaires précis et fiables. Selon lui, le LBM, qui est vital pour le progrès scientifique et technologique du pays et crucial pour le commerce régional, contribuera efficacement à la sécurité et à l’intégrité de l’approvisionnement alimentaire du pays et favorisera une plus grande confiance dans nos produits agricoles.
Le ministre a rappelé que Maurice, en tant que signataire de la Convention sur la diversité biologique depuis le 17 août 1992, a l’obligation d’établir le cadre de biosécurité requis, y compris les instruments juridiques, politiques, administratifs et techniques.
La nouvelle loi sur les OGM, a-t-il souligné, assurera ainsi la protection de la santé humaine et animale contre tout risque pouvant découler des OGM, qu’ils soient développés localement ou introduits de l’étranger. « La nouvelle loi permettra également l’adoption et le développement rapides de nouvelles technologies émergentes, en particulier la technologie d’édition de gènes, qui offrent d’énormes possibilités pour relever les défis émergents de l’agriculture à Maurice », a-t-il indiqué.
Mahen Seeruttun a également saisi cette occasion pour réitérer l’engagement de son ministère à fournir le soutien nécessaire pour revoir les services du pays et réorienter dynamiquement ses activités afin de répondre aux changements qui se produisent sur le marché alimentaire mondial.





