La Nouvelle-Zélande confrontée à une fuite des cerveaux

La Nouvelle-Zélande confrontée à une fuite des cerveaux

Les Kiwis sont de plus en plus nombreux à se laisser tenter par ce qu’ils nomment l’“overseas experience” : “l’expérience à l’étranger”. En 2024, ils ont été 129,000 à émigrer – un chiffre loin d’être insignifiant, sachant que le pays compte à peine plus de 5 millions d’habitants. Avec un phénomène nouveau et plutôt inquiétant, souligne The Economist : “Ce ne sont plus seulement les jeunesqui partent, mais aussi les professionnels expérimentés et les familles élargies”, constate l’hebdomadaire.

La faute à l’épisode de récession que la Nouvelle-Zélande traverse depuis deux ans et au chômage qui augmente. Ceux qui partent se plaignent aussi “du coût du logement et de la criminalité en hausse”. S’ils savent pouvoir compter sur de meilleurs salaires et des avantages sociaux supplémentaires en Australie. Entre les deux pays, les écarts de revenus n’en finissent pas de se creuser, explique The Economist. “Ajusté au pouvoir d’achat, le PIB par habitant de l’Australie est environ un tiers plus élevé que celui de la Nouvelle-Zélande. Les retraites sont plus généreuses et le gouvernement de centre gauche a facilité l’accès aux passeports et aux aides sociales pour les Kiwis.”

Les investisseurs étrangers appelés à la rescousse

Ce n’est pas la première fois que la Nouvelle-Zélande est menacée d’une fuite des cerveaux. Jusque récemment, les jeunes finissaient souvent par revenir au pays et les départs étaient plus ou moins compensés par l’arrivée d’immigrants venus d’Inde ou de Chine. Mais l’immigration a ralenti. “Après un pic post-pandémie, elle a chuté d’environ un tiers l’année dernière.”

En attendant la mise en œuvre de vraies solutions pour convaincre les Kiwis de rester dans le pays, le gouvernement a décidé de simplifier son programme de “visa doré” afin d’attirer les investisseurs étrangers. Avec pour objectif de favoriser la reprise économique et la création d’emplois, rapporte Bloomberg.

À partir du 1er avril, les règles d’attribution de l’Active Investor Plus Visa seront simplifiées, la durée de séjour obligatoire dans le pays sera réduite et le test d’anglais supprimé. “Nous rendons notre visa plus simple et plus flexible pour inciter les investisseurs à choisir la Nouvelle-Zélande comme destination”, explique Erica Stanford, la ministre de l’Immigration.

Désormais, les candidats devront s’engager à investir au minimum 5 millions de dollars néo-zélandais (2,6 millions d’euros) sur trois ans et pourront se contenter de passer 21 jours par an dans le pays. Des assouplissements qui interviennent au moment où d’autres pays ont préféré mettre un terme à des programmes similaires, observe The Economist.

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