Le ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Economie bleue et de la Pêche, Dr Arvin Boolell, a exhorté les planteurs de canne à sucre à ne pas abandonner ce secteur vital de l’économie mauricienne qui, selon lui, fait face à de nombreux défis tels que la fluctuation des prix internationaux, la diminution des terres dédiées à la plantation de canne à sucre et les contraintes de main d’œuvre.
Le Dr Arvin Boolell s’adressait à la communauté des planteurs de canne à sucre, lundi 20 janvier, au Mauritius Cane Industry Complex à Réduit, lors d’une session interactive et de ‘brainstorming’ sous le thème « Revitaliser l’industrie de la canne à sucre : Solutions collaboratives pour les défis modernes ». Le ministre adjoint, Fabrice David, était également présent.
Le ministre a rappelé que le secteur de la canne à sucre est un élément clé de l’économie, ajoutant qu’il a été l’industrie dominante à Maurice pendant la majeure partie de son histoire. Il a cependant souligné que la fin en 2009 du protocole sur le sucre de l’Union européenne (UE) a éliminé l’accès préférentiel du sucre mauricien au marché de l’UE, ce qui a entraîné une chute de 36% du prix du sucre mauricien. Le sucre mauricien n’a plus accès au marché de l’UE, ce qui a entraîné une chute de 36 % du prix du sucre. Selon lui, il est impératif de relever les défis, de revoir la politique agricole et de produire ce que nous mangeons.
En outre, le Dr Arvin Boolell a appelé les entreprises à participer activement à la communauté des planteurs afin d’améliorer la durabilité et de restructurer le secteur. S’agissant de la nécessité d’un indice d’aptitude des terres (IAT), il a indiqué qu’il s’agit d’une valeur qui détermine dans quelle mesure un terrain est adapté à la culture de la canne à sucre. L’indice d’aptitude des terres, a-t-il dit, peut être utilisé pour prévoir le rendement potentiel d’un site. Il a également évoqué la possibilité de planter une variété de canne à sucre dans les régions côtières.
Pour sa part, le ministre adjoint, Fabrice David a fait remarquer que l’industrie de la canne à sucre est confrontée à de nouvelles menaces telles que le changement climatique, la pénurie d’eau et les problèmes fonciers. Le défi, a-t-il dit, est de savoir comment soutenir cette industrie et l’intégrer dans le développement durable du pays.
Il a également souligné que le gouvernement vise à démocratiser le partage des connaissances dans le but d’apporter progrès et prospérité aux générations futures.




