Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a procédé ce mardi 27 février, à l’ouverture d’un atelier de trois jours sur le Chagos Archipelago Marine Protected Area (MPA) qui se tient à l’InterContinental Mauritius Resort, à Balaclava. La conférence est organisée par le bureau du Premier ministre en collaboration avec la Zoological Society de Londres.
Le Permanent Representative of Mauritius to the United Nations à New York, l’ambassadeur Jagdish Dharamchand Koonjul, le directeur général (PDG) de la Zoological Society de Londres, l’ambassadeur Matthew Gould, des membres du Corps diplomatique et d’autres personnalités étaient présents.
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a souligné l’importance de l’atelier sur le MPA, soulignant la richesse inégalée de la vie marine dans les ports de l’archipel des Chagos et les menaces potentielles auxquelles il est confronté. Il a félicité les participants pour leur engagement commun en faveur de la préservation du milieu marin de l’archipel des Chagos, les encourageant à participer activement aux discussions et à contribuer à l’élaboration d’un cadre solide pour la création du MPA.
Il a donné un aperçu du contexte historique et juridique concernant le statut de l’archipel des Chagos en vertu du droit international, citant la résolution 73/295 adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2019. « Dans ce contexte, les discussions sur l’établissement d’un MPA dans l’archipel des Chagos revêtent une profonde importance », a affirmé le Premier ministre.
Pravind Jugnauth a également souligné l’importance d’entrelacer la sagesse traditionnelle et les connaissances locales des Chagossiens avec des techniques de gestion de pointe et les technologies de pointe dans le but de créer un plan qui non seulement préserve la biodiversité unique de l’archipel des Chagos, mais favorise également une coexistence harmonieuse entre la nature et les communautés.
À ce sujet, il a appelé à leur participation aux processus décisionnels à venir, ce qui représente un impératif stratégique pour la réussite de nos efforts de conservation et la réussite de l’établissement et de la gestion du MPA.
Soulignant l’importance de tirer parti des outils de surveillance avancés pour permettre la détection et permettre une réponse rapide aux changements environnementaux, il s’est engagé à utiliser l’imagerie satellitaire de pointe, les réseaux de capteurs sous-marins, l’intelligence artificielle, et les technologies du système d’information géographique, entre autres, pour obtenir des données en temps réel sur la santé des récifs coralliens, la biodiversité marine et les changements dans l’environnement physique et sous-marin.
Le Premier ministre a évoqué la nécessité d’adopter des principes directeurs, de tirer parti des avantages potentiels et d’examiner attentivement les considérations clés pour assurer le succès d’un MPA. Il a ainsi soutenu que cela représentera non seulement un impératif environnemental, mais aussi un avenir meilleur pour l’écologie, la culture et l’économie de la région, non seulement pour aujourd’hui, mais pour les générations à venir.
Pour sa part, l’ambassadeur Koonjul s’est attardé sur les représentations faites lors de la Conférence des Nations Unies sur les océans 2022 concernant la création d’une AMP dans l’archipel des Chagos. « Le MPA contribuera à la protection du milieu marin de l’archipel des Chagos et de sa riche biodiversité, ainsi qu’à la préservation d’un archipel sain.», a-t-il ajouté.
Quant au PDG Gould, il a salué la présence de scientifiques, d’experts, de décideurs et de représentants communautaires, réunis avec la mission commune de protéger la nature à Maurice, dans l’océan Indien et au-delà. « Cet atelier s’inscrit dans une étape importante vers la création du MPA de l’archipel des Chagos, car il peut être un mécène et un modèle pour le monde en matière de protection et de sécurité de nos océans.», a-t-il souligné.





