Le Liverpool FC aura toutes les peines du monde à conserver sa couronne de champion d’Angleterre. Ce constat, qu’on pressentait depuis plusieurs semaines, s’est confirmé dimanche, en fin de journée, puisque les Reds se sont inclinés à l’Etihad (0-3), face à Manchester City, dans le cadre de la 11e journée de Premier League. Ce résultat fait chuter le LFC au 8e rang du classement, dont les Sky Blues pointent désormais à la deuxième place, à quatre unités du leader Arsenal, qui avait concédé samedi un nul à Sunderland (2-2). Il s’agissait du 1000e match sur le banc de Pep Guardiola, qui pour l’occasion a décroché un 716e succès.
Ce choc entre City et Liverpool, disputé sous la pluie, n’a pas été à la hauteur des furieuses empoignades qu’avaient proposées les deux clubs lorsqu’ils s’étaient affrontés ces dernières années. Parce que, comme l’illustrent les tirs cadres du match (six pour les Mancuniens, un seul pour les Liverpuldiens), les joueurs de Guardiola ont nettement dominé les débats.
Grâce notamment à leur aisance technique au milieu du terrain et à l’état de forme étincelant de Jérémy Doku, qui a systématiquement pris le meilleur sur son vis-à-vis, Conor Bradley, et qui a inscrit un but splendide, d’une frappe enroulée du droit à l’entrée de la surface (3-0, 63e). Et dire que le Belge n’avait plus marqué en Premier League depuis le mois de janvier…
Les autres réalisations de City ont été l’oeuvre de l’inévitable Erling Haaland, qui a inscrit son 28e but de la saison (club+sélection) en reprenant de la tête un centre ciselé signé Matheus Nunes (1-0, 29e), puis de Nico Gonzalez, qui, à la suite d’un corner joué en deux de temps, a décroché un tir lointain que Virgil van Dijk a dévié (2-0, 45+3e). Le score aurait pu être plus lourd quand on songe que Haaland a raté un penalty (13e) et que Rayan Cherki s’est procuré quelques occasions (17e, 52e).
Mais globalement, l’ancien Lyonnais, au poste d’ailier droit, a peu pesé, laissant d’ailleurs sa place à Savinho dès la 53e minute. Ce n’était d’ailleurs pas la soirée des Français, puisque Ibrahima Konaté a involontaire dévié le ballon de la tête pour Haaland sur l’ouverture du score, tandis qu’Hugo Ekitike (8 ballons touchés seulement en première période et remplacé à la 56e) a été transparent.
À sa décharge, la plupart de ses coéquipiers au sein de l’attaque du LFC ont été à la peine, à l’instar de Florian Wirtz (aux statistiques toujours vierges en Premier League). Liverpool a ainsi attendu la… 76e minute pour cadrer son premier tir, par l’intermédiaire de Dominik Szoboszlai. C’était juste qu’avant Mohamed Salah, très timide jusque-là, et quatre fois signalé hors-jeu, ne surgisse et glisse de peu à côté (79e). Mais en réalité ce match était joué depuis bien longtemps déjà…





